Le 26 janvier 2009, 14H - 17H, Mairie du 2e arrondissement, 8 rue de la Banque, 75002 Paris. Inscriptions
Les inscription à la conférence sont ouvertes sur le site FING
Il existe aujourd’hui des techniques d’anticipation des dysfonctionnements organiques avant l’apparition des symptômes. Il existe aussi des techniques et des recherches bio-technologiques de correction et de réparation fonctionnelles et sensorielles pour des organes moteurs ou des systèmes organiques complexes (comme l’audition, la vue, l’odorat, la mémoire, l’équilibre) de plus en plus sophistiquées… Toutes ont en commun d’utiliser les avancées de la technologie informatique en les couplant avec l’organisme humain.
Ces recherches à visée thérapeutique explorent les possibilités de restaurer une fonction défaillante et rencontrent une légitimité sociale portée par l’angoisse collective de la dégénérescence du corps. Les perspectives ouvertes par les technosciences ne s’arrêtent pas là. Elles ouvrent aussi le champ de l’amplification des fonctionnalités d’un corps bien portant par l’incorporation d’éléments robotiques pour augmenter ses facultés motrices, cognitives, sensorielles et sa capacité à interagir avec le monde. Les scénarios et les imaginaires possibles ouvrent des perspectives d’usages encore à explorer qui rencontrent aussi bien les imaginaires de contrôle et de sécurité que les fantasmes d’immortalité.
Cette hybridation du corps et des technologies fait émerger des questions sur l’approche et la construction sociale du vieillissement, sur celle de l’autonomie, de la responsabilité individuelle et de l’identité. Parmi les questions que nous nous proposons de discuter lors de cette rencontre : comment les nouvelles technologies de la réparation contribuent à faire évoluer notre représentation culturelle de l’intégrité (corporelle) humaine ? Que posent-elles comme problème en termes d’acceptabilité tant au niveau individuel que social ? Peut-on envisager des usages de la technologie réparatrice et d’augmentation avec des visées personnelles ? Avec quels risques éthiques, économiques, possibles en termes d’usages ? Le scénario devient possible d’imaginer un homme de 80 ans alerte, avec peu de signes physiologiques du vieillissement. Quels seront les prochains marqueurs sociaux-biologiques du développement de l’humain dans le temps ? Quelles significations, quelles représentations du vieillissement permettent d’explorer les premières expériences d’augmentation technologiques ?