C’est quoi internet ?
Par Amandine Brugière le 20 février 2009 | Thématique : PLLVMots-clés : Formation , Technologies
Les participantes du Tea Time d’Albertine Meunier répondent à la question : C’est quoi Internet
Et c’est quoi le wifi ?
Les participantes du Tea Time d’Albertine Meunier répondent à la question : C’est quoi Internet
Et c’est quoi le wifi ?
Compte-rendu de la conférence "L’homme augmenté. De la réparation à l’augmentation : l’autonomie et l’éthique en questions" du 26 janvier 2009, à la Mairie du 2e arr.
En résumé
Cette conférence a marqué le lancement de la réflexion sur « l’homme augmenté », c’est-à-dire le phénomène d’augmentation des capacités motrices, cognitives, sensorielles de l’homme vieillissant par des dispositifs technologiques (implants, prothèses, etc.). Ces recherches à visée thérapeutique explorent les possibilités de restaurer une fonction défaillante et rencontrent une légitimité sociale portée par l’angoisse collective de la dégénérescence du corps. Cette hybridation, qui va croissante, du corps et des technologies fait émerger des questions sur l’approche et la construction sociale du vieillissement, sur celle de l’autonomie, de la responsabilité individuelle et de l’identité.
Lors de la survenue de déficiences ou de handicaps dans l’avancée en âge, le besoin d’être aidé, soutenu (par des dispositifs humains ou techniques), va de pair avec la volonté de rester « autonome ». A la fois « maître-mot » et réalité difficile à mettre en oeuvre, l’autonomie englobe des exigences individuelles et sociales qu’il faut réussir à concilier. Marie-Aline Bloch, directrice de recherche à la Caisse Nationale de solidarité pour l’autonomie, est revenue sur les approches de l’autonomie avancées par le CNSA, et l’importance de la solidarité. L’autonomie est avant tout le choix de ses dépendances. Un détour par l’ensemble des « technologies pour l’autonomie » existantes aujourd’hui ou à moyen terme, et en particulier au Japon dans le domaine de la robotique, a soulevé toute une série de questions sur la place et le rôle que l’on assigne à ces dispositifs techniques d’aide. Jusqu’où peut-on aller dans le remplacement de l’aide humaine par l’aide technique ? Quels sont les critères d’acceptabilité – éthiques, financiers, d’usage - des dispositifs techniques par les personnes âgées ? Quelles prises laisse-t-on aux personnes vieillissantes sur ces dispositifs (possibilité d’arrêter le dispositif, d’effacer les traces, etc.) ?
Bernard Croisile, Neurologue des hôpitaux de Lyon, co-fondateur de la société SBT / Happy Neuron, a souligné le besoin d’entraîner, d’exercer la « santé cognitive » des personnes, car les capacités cognitives sont une des clés de l’autonomie et du bien vieillir. Si, en vieillissant, la mémoire à long terme est plus difficile à activer, le sujet dispose à tout âge d’une capacité à apprendre, et à créer de nouvelles liaisons neuronales, phénomène appelé « plasticité neuronale ». « Use it or loose it ! » en pourrait être l’adage. Or les contextes de vie, de plus en plus hybridés par la technologie (ordinateur, téléphone, internet, GPS, etc.), sont en train de changer la manière dont la mémoire humaine est stimulée. Un nombre croissant d’informations est aujourd’hui à disposition en un clic. Quels seront à l’avenir les impacts de la multiplication des mémoires externes et du lifelogging sur le sujet ? Cette libération d’une certaine forme de mémoire ouvre-t-elle la porte à d’autres formes d’intelligence ?
Cette première conférence a été l’occasion d’ouvrir la réflexion sur l’homme augmenté. La réflexion se poursuivra tout au long de l’année 2009 au travers de plusieurs manifestations. Pour être tenu informé des prochains évènements, s’inscrire à la lettre d’informations longuevie-info.
Communication présentée lors du colloque TIC Santé du 5 et 6 février 2009 organisé par Format TIC Santé à Nîmes et à Paris sur le thème TIC, qualité de vie et qualité des soins
Lundi 27 avril 2009, les Trophées du Grand Age investissent la scène du Théâtre Mogador.
A cette occasion, 1000 professionnels du monde de la santé, des services à la personne ou encore du maintien à domicile vous donnent rendez-vous pour promouvoir et récompenser les meilleures initiatives et innovations destinées à l’amélioration de la qualité de vie des personnes âgées. Les domaines à concourir :
Vous souhaitez soumettre un projet en termes d’innovations, de créations de valeurs, de conduite du changement ou autres projets représentatifs des domaines à concourir. T2lécharger très rapidement le dossier de candidature. Attention, la date limite de dépôt des dossiers est fixée au 6 mars 2009.
Un article d’Anne Daubrée paru sur le site de la 27eregion.fr
Ravis, les « nonni » s’échangent des mails en rafale. Dans la banlieue de Saxa Rubra, au nord de Rome, une vingtaine de personnes de plus de 60 ans, les « nonni », les « grands pères », achèvent leur apprentissage –gratuit- de l’internet, ce mois de février. Les profs ? Ils n’ont même pas l’âge de voter : ce sont les élèves du lycée technique de Calamandrei. Trois mois durant, chaque semaine, ils ont accueilli ces apprentis internautes du troisième âge dans leur salle informatique. Au programme : apprendre à se servir d’un clavier, écrire un texte, surfer, envoyer des mails et se familiariser avec les sites internet administratifs. « Nous avons renversé le principe d’apprentissage entre les générations » commente Cecilia Stajano, responsable du projet chez Mondo Digitale, l’association qui a développé « Nonni su internet », à la demande de la municipalité romaine.
En 2003, en effet, la ville s’est inquiétée de ne pas laisser sur le bord de la route numérique les quelques 600 0000 Romains âgées de plus de 60 ans que compte la cité, sur une population d’environ 3 millions d’habitants. Et, depuis cette date, d’après l’association, 6000 « nonni » sont retournés sur les bancs de l’école. 3000 jeunes et 400 enseignants « tuteurs » les ont accompagnés dans leur apprentissage à l’internet, dans 110 écoles, situées dans le centre de la ville, mais aussi dans des quartiers sensibles. Lycéens, collégiens, et même des enfants des écoles primaires jouent le rôle de tuteurs. « Bien entendu, plus les enfants sont jeunes, plus le rôle des enseignants est plus structurant. Les plus petits jouent le rôle d’anges gardiens, et accompagnent les personnes âgées pour s’assurer qu’elles suivent bien les instructions du professeur » explique Cecilia Stajano. Plus les élèves sont âgées, plus les enseignants référents s’effacent. Les technos pour parler le même langage Tous les participants semblent trouver leur compte dans cette opération. Les personnes âgées, qu’il s’agisse de mères au foyer, ou d’artisans à la retraite, voient leur curiosité satisfaite. « Elles ont envie de se sentir l’égal de leurs enfants et petits enfants, de parler le même langage. De plus, cela leur fait plaisir de se retrouver dans une bonne ambiance » explique Anna Maria Pezzola, enseignante au lycée technique de Calamandrei, à Saxarubra. Par ailleurs, la découverte de certains sites administratifs leur rend un service très concret, leur évitant, par exemple, de se déplacer pour régler des factures. Résultat, « certaines personnes voudraient se réinscrire au cours plusieurs fois. Nous sommes obligés de limiter » commente Cecilia Stajano.
Les élèves, eux « se sentent valorisés, ce qui n’est pas toujours le cas dans le contexte scolaire. Ils sentent qu’on a besoin d’eux. Au début, ils abordent la démarche avec de l’ironie, mais ils se laissent très vite prendre au jeu » juge Anna Maria Pezzola, pour qui les bénéfices du projet dépassent le champ pédagogique. En effet, les liens qui se tissent entre les enfants et les personnes âgées contribuent à « restaurer l’image des écoles dans leur environnement proche » commente l’enseignante. Un sujet sensible, dans ce pays où l’image des très jeunes est noircie par le phénomène du « bullismo », un terme qui a été inventé pour qualifier la brutalité émanant des jeunes, avec, par exemple, force vidéos de passages à tabac exhibées sur YouTube. Cette année, Anna Maria Pezzola espère organiser des échanges avec des classes irlandaises. Là bas, ainsi qu’ en Espagne, ou dans d’autres régions italiennes, comme en Ombrie, « nonni su internet » a fait des petits.
Appel à candidatures 2009
Le Prix de la Solidarité de Proximité a pour objectif de récompenser et de promouvoir des initiatives privées développant l’entraide et la solidarité entre les personnes d’un même quartier, d’une même ville ou liées par d’autres types de proximité.
Les lauréats sont désignés par le Comité de sélection de la Fondation présidé par Monsieur Gabriel de Broglie, Chancelier de l’Institut de France. Cette année, deux Prix seront remis au mois de mai au Palais de l’Institut :
Ces prix d’encouragement s’adressent plus particulièrement à de jeunes associations pour leur permettre de se constituer un capital de confiance, généralement nécessaire pour obtenir d’autres soutiens financiers et développer leurs actions. Cette année, une priorité sera donnée aux :
Le modalités de candidature sont sur le site de la Fondation : http://www.solidaritedeproximite.org
Le dossier (3 pages maximum) est à envoyer avant le 31 mars 2009 à : candidature@solidaritedeproximite.org Après la remise des Prix, tous les projets soumis répondant à l’objet de la Fondation seront présentés en ligne sur son site Internet. Ils illustreront la richesse des initiatives individuelles dans le domaine de la solidarité de proximité.
Pour toutes informations : Bureau des Fondations de l’Institut de France - 01 44 41 44 33 ou Mme Dorothée ROBLIN - 06 82 34 59 43
Une expérience menée en 2004 par le dispositif Relais de Kerbonne, et Monique Argoualc’h.
L’expérience a consisté à faire travailler ensemble des élèves en rupture scolaire (incivilité, comportements difficiles), et des personnes âgées.
"Durant trois mois, ces deux publics que tout sépare se sont rencontrés autour d’Internet. Après une initiation à l’utilisation d’Internet puis au rôle de formateur-trice par l’Association Infini, des élèves du Dispositif relais Kerbonne se sont rendus deux fois par semaine à la Résidence Louise Le Roux pour faire découvrir "l’ordinateur" et Internet à quelques personnes âgées. Etonnante cette accroche dès la première séance ; la rencontre s’est produite : écoute, tolérance face aux différences, rires, respect. Pas facile pour une femme de 86 ans d’utiliser pour la première fois de sa vie le clavier et la souris. Qu’importe si elle laisse traîner son index sur une touche, ce qui amène des lignes entières de la même lettre, le formateur est là. Il efface toutes ces lettres superflues et l’instant d’après il refera à nouveau sans doute cette opération, pour clore ensuite la séance en disant : " Tu as fait des progrès Marie-Antoinette". Et puis les séances se sont succédées, le plaisir de se retrouver, de relever le courrier électronique apportant un petit mot réconfortant d’un élève ou un courriel de la famille, le plaisir de surfer sur des sites choisis ensemble. L’occasion pour Victor, autour d’un site sur l’anniversaire du Débarquement d’évoquer l’année de ses 19 ans à Benoit qui découvre que ce vieux monsieur avait songé à prendre le maquis.
Et quand une élève traînait un peu pour arriver au cours car à 80 ans certains matins sont aussi difficiles, Mickaël ou Mathieu allait la chercher à domicile ; clin d’œil à l’absentéisme scolaire".
texte repris du site abrest : http://www.a-brest.net/article1189.html
Le site de l’association : http://www.intergenerations.infini.fr/
Voir la vidéo :
Quel design créatif et innovant pour les « vieux » ? Le programme "plus longue la vie .net" lance un défi design pour interroger l’orientation du design universel et les différents enjeux, arbitrages, questions qui se posent lorsque l’on réfléchit à l’innovation et la conception de produits et services -en particulier numériques- pour les seniors.
Comment penser un design créatif qui intègre les besoins du vieillissement et qui soit autre chose qu’une réponse fonctionnelle, prothésique, réparatrice du vieillissement ? Quelle place donne-t-on à la séduction pour penser la conception pour les seniors ?
Le Programme Plus longue la vie.net de la FING, l’ENSCI et un collectif de designers – les Designers Interactifs, le VIA, le Strate Collège Designers, l’APCI vous invitent à la première journée "Design et Vieillissement" le 7 mars, à l’ENSCI (Ecole nationale supérieure de création industrielle) à Paris de 13H à 19H.
Sur une demi-journée « barcamp » de partage et de créativité, venez échanger, proposer vos idées, vos envies, des pistes de réflexion et de conception, confronter et renverser vos points de vue …
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